Livre… ou vers

le blog d’une journaliste, consacré à la lecture et aux auteurs.

Archive pour juin, 2009

Déverrouiller ses blocages (Marie-France Muller)

Posté : 15 juin, 2009 @ 7:03 dans Bien-etre, Jouvence | 2 commentaires »

images2.jpeg

Nos blocages intérieurs nous empêchent parfois d’avoir accès à de nouveaux projets, à l’accomplissement de nos désirs ou la réalisation de nos ambitions.
Dans son ouvrage « Déverrouiller ses blocages », la psychologue et naturopathe Marie-France Muller, nous explique ce que sont ces inhibitions qui sont un frein à notre épanouissement, et nous aide à les apprivoiser. Elle en analyse les causes et les origines, mais nous apprend également comment les surmonter afin de reprendre le contrôle de sa vie.
Le livre possède toutes les caractéristiques de la collection « Poches Jouvence »: il se présente en format de poche, et va à l’essentiel.

M.B.

Bruno Masure: « Je vis chez mes chats, pas l’inverse… »

Posté : 13 juin, 2009 @ 8:47 dans Animaux, Interviews | 5 commentaires »

images.jpeg

Journaliste vedette présentateur du journal de 20 heures sur les chaînes françaises dans les années 80, Bruno Masure voue un amour inconditionnel aux chats. Il vient de leur consacrer un livre et continue à partager sa vie avec trois « purs gouttières ». Visite à Bercy (Paris), dans le pavillon où il habite « chez ses chats ».

Dans le pavillon parisien de Bercy où vit Bruno Masure, les chats sont rois. Inutile d’espérer les voir hanter le canapé en cas de visite. Bien dissimulés à l’abri des regards indiscrets, « Loana », « Teigne » et « Pot-de-colle » n’honorent le propriétaire des lieux de leur présence que s’ils l’ont eux-mêmes décidé.
Dans la vie du journaliste, ces félins jouent un rôle particulier. « Tous ceux qui ont fait partie de ma vie sont des chats de gouttière. Je n’aime pas les chats luxueux, de race. Ceux que j’ai eus sont tous des SDF! Je ne supporte pas l’idée de devoir payer des sommes folles pour acquérir un chat. » Pas d’accord de se ruiner pour l’achat d’un animal, mais, en revanche, le cœur sur la main dès qu’il s’agit de voler au secours de l’un d’entre eux. La grande majorité de ses protégés ont connu un début d’existence tourmenté. Hormis Loana, dont la seule particularité a été de naître « la fameuse nuit du jacuzzi de Loft Story », tous sont un jour arrivés devant sa porte en piteux état. Et tous ont eu droit à ses soins attentifs, aux visites chez le vétérinaire, et à des traitements qui, avoue leur hôte, lui coûtent une fortune.

Naufragés des jardins

Bruno Masure raconte sans se faire prier les parcours de vie de ses chats. À commencer par celui de Teigne, naufragé cabossé dont il décrit le regard bleu que les visiteurs ne verront pas. Méfiant, le matou préfère éviter le contact avec les inconnus. « Il est un jour arrivé dans mon jardin, alors qu’il avait deux ou trois mois. Il était quasi aveugle et avait une sérieuse maladie de peau, qu’il a toujours, d’ailleurs. Il avait un aspect tellement repoussant que personne n’en aurait voulu. Donc, je l’ai gardé. Il est toujours aussi abîmé, mais c’est un chat formidable. Pot-de-Colle, lui, est arrivé en plein mois de novembre. Il faisait très froid. J’ai eu beau faire, il est resté devant chez moi jusqu’à ce que j’accepte de le garder. Il m’a choisi. Il avait été castré, ce qui indiquait qu’il avait dû avoir une vie antérieure. Il ressemble un peu à un chat norvégien… C’est le seul des trois à être très câlin, mais lorsque je veux le caresser sur la tête, il se protège. C’est peut-être un raccourci hâtif, mais j’ai tendance à penser qu’il a dû vivre des événements difficiles. Quant à Loana, je vis chez elle. Elle aime dormir sur mon lit. Si j’ai le malheur de fermer la porte de la chambre, elle a dans le regard un air de reproche indigné très explicite… »

« Les chats me ressemblent »

Pas sectaire pour un sou, le journaliste avoue aimer également les chiens, même s’il trouve plus contraignant de s’en occuper. « Ils ont un caractère qui correspond moins au mien. Les chats, eux, sont d’une liberté et d’une indépendance absolue. Je suis comme eux. J’aime faire ce qui me plaît quand cela me plaît. Ils ne se forcent pas, ne font jamais semblant. S’ils viennent se blottir sur vos genoux, c’est qu’ils ont choisi de le faire. » Dans son livre, Bruno Masure explique que ses compagnons dorment environ 14 heures par jour. Lui à peine un peu moins, ce qui ne l’empêche pas de partager leur goût pour le calme et la tranquillité. Celui qui présentait le Journal de 20 Heures en charentaises par souci de confort et qui terminait ses passages à l’antenne par un dicton humoristique, a traversé des moments troublés dans sa vie professionnelle, lorsqu’il a quitté la télévision. Là encore, ses animaux ont joué un rôle primordial. « Pour supporter le stress de la télévision, j’avais mes chats et mon jardin. Rien ne me détend davantage que d’arroser le jardin ou de caresser un chat. Ces animaux ont un pouvoir déstressant qui a été maintes fois prouvé. Je les trouve toujours élégants, gracieux. J’ai deux amours: la politique et les chats. Je travaille en ce moment sur un livre parlant des relations entre les hommes politiques et les journalistes. Ecrire parallèlement l’ouvrage sur les chats me lavait la tête.  »

Bercy, paradis perdu

Lorsque le journaliste est arrivé à Bercy, voici vingt ans, le quartier était un véritable Eden pour les chats errants. Avant que les anciens entrepôts de vin n’y soient remplacés par des immeubles, le lieu, explique-t-il, était privilégié. « Des dizaines de chats y vivaient, nourris par les veilles dames. C’était l’endroit le plus poétique de Paris, un paradis pour les chats et pour les photographes. Aujourd’hui, un très joli parc y a été installé, mais les chats ont disparu. »
Reste aux chats du quartier le privilège de profiter des jardins des pavillons, formant un triangle hermétique aux dangers de la rue. Une vie de rêve…

Martine Bernier

SOUS LA LORGNETTE DE MASURE

Un livre sur nos félins d’appartement, Bruno Masure a beau les adorer, il n’aurait jamais pensé l’écrire jusqu’à ce que son éditeur lui en fasse la demande. L’ex journaliste vedette présentateur du journal de 20 heures pendant 13 ans a donc repris sa plume insolente et drôle pour signer « Les Chats vus par Bruno Masure ». Soixante mots servent de fil rouge à l’ouvrage truffé de photos et d’informations on ne peut plus sérieuses. Mais comme on ne se refait pas, l’auteur a retrouvé toute sa verve pour parler de ses compagnons, signant un livre insolite.

En savoir plus:

Livre: « Les Chats  » vus par Bruno Masure. Collection Phare’s. Editions Hugo image.

BD: Dominique Roques et Alexis Dormal – « Pico Bogues »

Posté : 13 juin, 2009 @ 8:46 dans BD, Interviews | Pas de commentaires »

images18.jpeg

HUMOUR ET TENDRESSE D’UN COUPLE MERE-FILS

La BD redécouvre la tendresse avec la naissance d’un petit personnage attachant: Pico Bogue. Sa particulatité? Il est né de l’imagination d’une mère, Dominique Roques, 60 ans, et de son fils, Alexis Dormal, 31 ans. L’une écrit, l’autre dessine, racontant leur vie de famille. C’est bourré d’humour, attendrissant, tonique… Chaque parent et chaque enfant peut se retrouver dans cet album réconfortant qui fleure bon, à chaque page, la formidable complicité existant entre ce couple mère-fils. Une BD délicieuse, destinée autant aux enfants qu’aux adultes, qui, une fois lue, laisse derrière elle un sillage de bien-être.
Rencontre avec deux Belges pour lesquels la douceur a encore un sens.

- Les mésaventures de Pico sont-elles autobiographiques?
D.R: Il s’agit de nous dans la mesure où nous avons tous les personnages en chacun de nous. Tous les événements décrits ne nous sont pas arrivés, mais, oui… “nous sommes cela”!

- Et Pico, ce petit bonhomme drôle, à l’esprit de répartie saisissant et à la chevelure en bataille, c’était donc Alexis?
D.R: Oui! Quand il était petit, il était ainsi, mais la société a modifié son caractère. Pour les cheveux, c’est moi qui les lui coupait, ce qui explique le résultat! Et puis, ce petit renflement que vous voyez au-dessus de la bouche de Pico, il l’avait lui aussi…

- Comment est né Pico?
A.D: Maman m’a un jour montré ce qu’elle écrivait. J’ai découvert les personnages et j’ai pris les histoires de plein fouet. Ma mère a toujours eu un style d’écriture qui n’appartient qu’à elle. J’ai donc essayé de construire des personnages qui répondaient à l’humanité et à l’humour de ses textes. Pour cela, je me suis éloigné du réalisme, j’ai introduit la folie des cheveux, le petit côté sage du visage, la douceur du geste, mais aussi la vivacité du mouvement. Nous avons mis deux ans pour finaliser l’album.

- Alexis, comment voyez-vous votre mère?
J’ai eu, avec mon frère, une enfance très heureuse. Maman a toujours été très proche de nous, nous parlions beaucoup. J’ai toujours considéré son esprit comme une oasis dans un monde où même les enfants jouent aux adultes. Un monde qui me donne l’impression qu’il faut se déshumaniser le plus possible pour pouvoir exister. Notre mère nous apportait tout le contraire…

- Et vous, Dominique, quel regard portez-vous sur votre fils?
D.R: Il est diplômé d’une école de cinéma, mais a bifurqué. Dans cet univers où l’on brasse beaucoup d’argent, il faut être doté d’un brin de méchanceté pour se faire sa place… et il est incapable de l’avoir. Il a ensuite suivi une école de dessin. A cette époque, je me faisais du souci pour lui: percer dans la bande dessinée n’est pas simple. Mais il a du talent, et une belle sensibilité…

- La famille de Pico se compose également de son papa et de sa petite soeur, “Ana Ana”. Alors que, dans la vie, vous avez un frère. Pourquoi avoir introduit ce personnage?
A.D: Cette petite soeur est née de l’envie qu’en avait Dominique! Elle est le symbole d’un certain féminisme. Elle est plus fonceuse que Pico, plus vive, mais elle a aussi un côté très touchant, très tendre.

- D’ailleurs, la relation entre le frère et la soeur est très belle, à la fois complice mais réaliste! Pico ressent parfois une pointe d’agacement pour cette petite tornade blonde… La relation ressemble à celle que vous aviez avec votre frère?
A-.D: Oui ! Maman a travaillé pour que Jérôme et moi ne nous chamaillions pas. Cela nous a permis de développer une belle relation. Il est d’ailleurs aujourd’hui notre premier critique!

- Ce premier album est un bijou de fraîcheur, d’humour et de poésie. Quel a été votre objectif en le réalisant?
D.R: Nous ne voulions surtout pas donner de leçons ni tomber dans la mièvrerie. Mais raconter la vie de famille sur un mode à la fois amusant et proche de la réalité.
A.D: On ne se souvient pas exactement comment cela se passait, dans l’enfance… Mais on se rappelle de certaines souvenirs, de l’atmosphère. Je crois que, ce petit garçon, je le suis toujours. Et j’aime savoir que ce livre peut être lu autant par les ados que par leurs parents, et créer une complicité.

Martine Bernier

Pico Bogue: “La Vie et Moi”, Dominique Roques et Alexis Dormal, Ed. Dargaud.
images19.jpeg

Christiane Collange: « Pitié pour vos rides ». Interview

Posté : 12 juin, 2009 @ 8:12 dans Interviews, Pamphlets, Robert Laffont | Pas de commentaires »

images1.jpeg

J’ai lu plusieurs des livres de Christiane Collange. Et j’ai toujours été enchantée par son bon-sens, son franc-parler, son regard parfaitement lucide sur la vie et les rôles que nous y tenons.
Aussi ai-je demandé en service de presse son dernier ouvrage: « Pitié pour vos rides, une enquête vérité sur le monde de l’esthétique ».
Je l’ai lu d’une traite.
Bien sûr, de nombreuses émissions de télévision et des articles ont déjà traité le sujet.
Mais les émissions et les magazines passent tandis que les livres restent.
Il fallait qu’une voix s’élève pour exprimer clairement, après enquête minutieuse, le pourquoi du malaise qui pousse certaines femmes à passer entre les mains des chirurgiens esthétiques, les risques encourus etc.

Le pamphlet de l’ancienne rédactrice en chef de l’Express est percutant. Il aborde de manière très complète les tenants et les aboutissants de ce phénomène très révélateur d’un malaise profond. Il fallait la plume énergique et ferme de Christiane Collange pour le faire.

Après avoir lu son ouvrage, j’ai déposé une demande d’interview par téléphone.
Et hier matin, la rencontre a eu lieu, riche et drôle.
Je vous en livre ici l’essentiel en espérant qu’elle vous incitera à découvrir ce livre, si ce n’est pas déjà fait…

- Vous vous êtes penchée sur les raisons profondes qui poussent les femmes à se faire refaire le visage ou le corps. Vous parlez de l’emploi, de l’image qu’elles renvoient et qu’elles ne supportent plus, du rôle de la télévision, et des médias etc… Pensez-vous qu’il soit plus difficile d’être femme aujourd’hui qu’il y a 50 ans?
Non, pas du tout. Il y a 50 ans, tout était très difficile pour les femmes. Il faut faire la distinction entre « être femme » et le domaine de la séduction. Il est nettement plus facile d’être femmes aujourd’hui, car elles jouissent de plus de liberté, ont davantage le choix de leur destin. Mais dans le domaine de la séduction, c’est une autre affaire. On nous fait croire que, pour séduire, il faut être une beauté. C’est faux, mais c’est le message véhiculé par les médias, la publicité.

- Vous n’êtes pas tendre avec les médias sur ce point…
Autrefois, la presse féminine aidait les femmes à assumer leur quotidien, leurs enfants, leur ménage. Aujourd’hui, elle est faite pour fabriquer des cover-girls. Grâce à Dieu on réagit. Ne vous laissez pas influencer par ces messages faussés.
Tenez, prenons un exemple: on veut nous faire croire que toutes les femmes enceintes de huit mois sont magnifiquement belles et bien dans leur peau. On nous a balancé Angelina Jolie enceinte et divine. On a oublié de nous dire qu’elle devait avoir un coiffeur, un maquilleur, un nutritionniste et que sais-je encore derrière elle chaque jour. La réalité ne ressemble pas à cela. Lorsque nous sommes enceintes de huit mois, nous sommes fatiguées, et nous n’attendons qu’une chose: que cela finisse et que l’enfant naisse!

- Vous estimez aussi que les reality show devraient être interdits car ils diffusent une « idéologie sinistre et dangereuse » à la gloire de poupées entièrement factices. Votre voix s’élève comme une voix de bon sens et de sagesse dans un monde où, finalement, ce genre de pratique semble rentrer tranquillement dans les mœurs et ne pas susciter beaucoup de réaction en regard de la gravité de ce qu’ils véhiculent. Cela vous inquiète?
Oui. Les reality show devraient être interdits. Il donne comme but aux femmes de perdre la réalité de leur vie. Certaines émissions les poussent à se faire entièrement refaire le visage et le corps. Mais on ne nous dit pas ce qui leur arrive ensuite. Peut-être deviennent-elles folles? Peut-être leurs enfants ne les reconnaissent-ils plus? Et comment réagissent leurs maris devant une femme qui ne ressemble plus à celle qu’ils ont épousée?

– L’un de vos chapitres est d’une sagesse percutante: il est impossible de rajeunir en vieillissant et vous proposez une série de conseils pour vivre mieux les ravages du temps. Parmi eux: préserver son capital peau. Et vous donnez 10 conseils d’une simplicité désarmante et qui ne coûtent rien. Vous les suivez vous même?
Oui! Il est fondamental de bien se dire que quoi que l’on fasse, on ne rajeunit pas. Quelqu’un m’a dit un jour cette phrase très vraie: « Quand on se fait injecter du Botox, on ne fait pas plus jeune, on fait botoxée! ». Les conseils que j’indique sont des principes de base. Il faut prendre soin de sa peau, tout simplement. Pour ma part, j’ai la chance de brûler au soleil! Cela me désespérait quand j’étais jeune. Mais aujourd’hui, l’avoir fui m’arrange bien: ma peau a été préservée, elle n’est pas très abîmée pour mon âge.

- Vous vous êtes attaquée, dans vos livres, à deux des pires tabous pour la femme: le poids et l’âge. Il faut se sentir très bien dans sa peau pour oser le faire de cette façon…
Et non, justement… Je me sens bien dans ma personne, mais mal dans ma peau. Je ne me suis jamais trouvé jolie. Mais je suis très à l’aise dans mon personnage, dans ma tête. J’ai eu une vie passionnante. J’ai plein d’enfants et de petits-enfants, avec pleins d’emm… comme tout le monde. J’ai eu une vie professionnelle formidable. J’ai de quoi me sentir bien.

– Vous même, comment appréhendez-vous la question de l’âge dans votre quotidien?
Un jour, il y a longtemps, j’ai regardé mes cheveux queue de vache, plutôt châtains, mes yeux verts, ma peau claire et mes taches de rousseur et je me suis rendue à l’évidence: j’aurais dû être rousse. Donc, j’ai commencé à me teindre les cheveux. Et puis l’an passé, je suis tombée malade et je me suis vue. J’étais une vieille femme malade avec des cheveux roux. J’ai décidé que j’allais arrêter de me teindre et assumer mes cheveux blancs. Depuis, mes cheveux, qui devaient en avoir assez des traitements que je leur imposais, vont beaucoup mieux. Et, bizarrement, on me dit que mes cheveux blancs me rajeunissent! C’est un comble… L’âge… Pour ce qui est de ma figure, j’appréhende bien. Pour mes genoux, moins! Les vieilles dames comme moi, de bonne humeur et actives doivent faire beaucoup d’efforts. Car nous sommes forcément handicapées par les ans. Il n’y a pas un jour où vous n’avez pas mal quelque part! Mais une bonne douche et un bon café vous permettent de vous remettre en train!

- Vous avez une sagesse, une façon de regarder la vie avec un œil à la fois critique et tolérant qui fait un bien fou à vos lecteurs. D’où vous vient ce bon-sens?

De mon père. Je lui ressemble beaucoup. Il avait un grand sens du quotidien, de la vie. La vieille de sa mort, nous avons eu un fou rire magnifique, tous les deux. Ma philosophie ressemble à la sienne: la vie est une chose difficile, il ne faut pas en rajouter! Mais vous savez, je ne suis pas commode. Je suis très autoritaire, je suis une grosse bosseuse et très rigolote. Lorsque j’étais rédactrice à l’Express, j’étais très exigeante sur la qualité du travail. Et j’ai été pareille avec mes enfants; Je suis drôle, mais on ne plaisantait pas avec les études, les choses à faire. Je ne supporte pas le laisser-aller, la paresse, tout ce qui est mou. La vie est une chose dont il faut s’occuper activement

- Avez-vous des contacts avec vos lecteurs? Comment réagissent-ils à votre livre?
Oui, j’ai beaucoup de contacts avec…. les lectrices! Car je suis un auteur pour les femmes. J’ai peu d’hommes parmi mon lectorat, ou alors des maris auxquels leurs femmes ont lu un chapitre d’un livre. Beaucoup de gens pensent ce que je dis et sont ravis que quelqu’un le dise à leur place. Il y a une prise de conscience de l’autonomie des femmes.

- En travaillant sur votre ouvrage, avez-vous eu accès aux statistiques? Sait-on quel pourcentage de femmes font appel à la chirurgie esthétique?
Oui: elles sont moins de 10% à le faire, et moins encore à franchir le pas. Et ce surtout parce que cette chirurgie est très chère et qu’elle est réservée à une élite. Attention: je fais bien la différence avec la chirurgie réparatrice qui, elle, est vraiment utile. Tout comme la démarche d’une femme qui souffre toute sa vie d’avoir un nez démesuré et qui se fait opérer est tout à fait légitime.

- Un chiffre aussi modeste méritait-il vraiment un livre sur le sujet?
Oui, car la majorité de la population en est le témoin à travers la TV, les médias le cinéma etc. Et cela rend des femmes malheureuses. Elles se disent: Toutes ces femmes là ne vieillissent pas… et moi!?

– Et les hommes? Passent-ils eux aussi par le bistouri du chirurgien esthétique?
Moins que les femmes, mais cela commence un peu. Ils se font eux aussi refaire le visage, la plupart du temps pour des raisons professionnelles. Certains, à 50 ans, ne veulent pas avoir l’air vieux au milieu de l’équipe de jeunes dont ils sont responsables. Personnellement, je pense que cela ne sert à rien.

- Quels sont vos projets, aujourd’hui que votre dernier livre vit sa vie?
Je ne parle jamais des livres que j’ai sur le feu… pour éviter que l’on ne me prenne l’idée en route! J’écris tous les deux ans. Je vais accompagner ce livre-ci, puis je me remettrai au suivant dès la fin de l’année.

Martine Bernier


« Pitié pour vos rides » Christiane Collange, Ed. Robert Laffont

Bienvenue dans « Livre… ou vers »

Posté : 12 juin, 2009 @ 7:59 dans Presentation et notes | Pas de commentaires »

L’une des facettes de mon métier de journaliste consiste à présenter des livres et à rencontrer leurs auteurs.
Surcharger Ecriplume avec une rubrique livre prenant trop de place aurait étouffé le blog dont ce n’est pas la vocation première.
Il était donc justifié de créer un deuxième blog uniquement réservé au monde du livre.

J’espère que vous y ferez des découvertes intéressantes et que son contenu vous poussera à découvrir des plumes et des ouvrages nouveaux…
Et j’en profite au passage pour remercier les maisons d’édition qui acceptent de collaborer pour faire de ce lieu un jardin consacré à la découverte par le livre.

Si vous-même vous souhaitez apporter votre contribution en parlant d’un ouvrage qui vous a séduit ou pas, n’hésitez pas à le faire. Il vous suffira d’envoyer un message privé qui sera aussitôt publié dans la rubrique: « Et vous, que lisez-vous »

Martine Bernier

http://ecriplume.unblog.fr/

12
 

leseb |
Les histoires de Sophie |
-_-♥un tout petit uni... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | L'évasion d'un Ange Etrange...
| Les manuscrits de Kelliloute
| AMACINE