Livre… ou vers

le blog d’une journaliste, consacré à la lecture et aux auteurs.

Archive pour mars, 2010

Nietzsche en BD

Posté : 21 mars, 2010 @ 12:47 dans BD, Le Lombard, Philosophie | Pas de commentaires »

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Cette excellente bande dessinée consacrée à Nietzsche est pour moi un véritable coup de coeur…
Et pour cause: elle est née de la collaboration du philosophe Michel Onfray et du dessinateur Maximilien le Roy, mettant en commun le savoir de l’un et le talent de l’autre pour raconter la vie et le cheminement souvent douloureux du philosophe allemand.
Maximilien le Roy a travaillé d’après le livre « L’innocence du devenir, La vie de Frédéric Nietzsche », de Michel Onfray, en y ajoutant sa sensibilité artistique, son coup de crayon fin et réaliste.
Réunir l’univers de la philosophie et celui, réputé léger, de la bande dessinée, semblait être un défi osé.
Le résultat est percutant.
Il permet à ceux qui souhaitent s’initier à la trajectoire de libre penseur de Friedrich Nietzche de se faire une première idée en voyant se dérouler le fil de la vie de cet homme sans concession, imprégné par sa réflexion.
Une réflexion qui a révolutionné le monde.
A ne pas manquer…

Martine Bernier

« Nietzsche, se créer une liberté », Onfray et Le Roy, Ed. Le Lombard

Bien communiquer avec son ado

Posté : 15 mars, 2010 @ 10:30 dans Adolescent, Jouvence | Pas de commentaires »

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Pas de théorie pour cet ouvrage à la vocation essentiellement pratique.
Il se veut « guide boussole »… et il réussit plutôt bien son défi!
Face à un adolescent de 12 à 18 ans en pleine période de mutation et mal dans sa peau, il n’est pas forcément simple d’adopter la bonne attitude.
Le risque majeur étant la rupture du dialogue, ce livre, en s’appuyant sur des exemples, aborde toutes les questions délicate, et explique comment maintenir le dialogue en préservant un équilibre permettant de ne tomber ni dans l’autoritarisme, ni dans l’éducation permissive à outrance.
Mission accomplie pour les auteurs qui proposent ici un petit bouquin qui peut devenir un compagnon de route pour les parents troublés par le comportement de leur enfant.

Martine Bernier

« Bien communiquer avec son ado » Elisabeth Leblanc-Coret, Dr Pierre Coret, Coll. Les Maxi Pratiques, Les dossiers de PsycoEnfants, Editions Jouvence.

Mon bébé refuse de manger

Posté : 14 mars, 2010 @ 9:31 dans Education, Jouvence | Pas de commentaires »

Tous les parents ont au moins une fois eu un moment de crainte en voyant que leur bébé avait moins d’appétit, allant jusqu’à refuser de manger.
Et tous se sont poser les mêmes questions: est-il dangereux de le laisser le ventre vide, comment contourner ses refus?
La crainte ressentie par les parents face au mauvais appétit d’un enfant, ou son refus de s’alimenter est profonde.
Et engendre des réactions qui peuvent être disproportionnées.
Ce livre dédramatise la situation et explique comment faire pour dépasser ces refus si angoissants pour les parents. Il propose des outils, s’adresse aux parents sous forme de questions-réponses, propose de dresser un bilan familial alimentaire…
Un chapitre traite également de l’accompagnement des enfants allergiques.
Pratique et clair, cet petit ouvrage devrait être une aide précieuse pour les familles concernées.

Martine Bernier

« Mon bébé refuse de manger. L’aventure alimentaire du jeune enfant. » Vanessa Saab, William Memlouk. Collection Les Maxi Pratiques et « Les dossiers de PsychoEnfants », Editions Jouvence.

« Rebondir », du Docteur Daniel Dufour. Une autre vision de la santé

Posté : 12 mars, 2010 @ 10:27 dans Editions de l'Homme, Interviews, Sante | 1 commentaire »

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Lire et présenter des livres de toutes sortes est une facette de mon travail.
Des dizaines d’entre eux me passent entre les mains chaque mois.
Avec parmi eux, quelquefois, un ouvrage marquant.
C’est le cas de celui du docteur suisse Daniel Dufour: « Rebondir. Une approche créative pour surmonter les obstacles ».
Ce livre concerne et intéresse chacun d’entre nous, parce qu’il nous parle de nous, de notre santé, de nos émotions.
Il diffuse un message particulier: nous possédons tous les clés pour nous maintenir en bonne santé et pour nous relever après avoir vécu une grande crise.
Ce médecin totalement hors normes, qui a longtemps été chirurgien de guerre, nous propose dans ce passionnant ouvrage d’utiliser les outils essentiels à notre santé. Des outils qui passent par le respect de nos émotions, le savoir inné et la pensée créatrice.
Interview.

- Vous avez un parcours un peu atypique…
Il est un peu bizarre, oui. Dès l’âge de 7 ans, j’ai su que je voulais être médecin, et je n’ai jamais dévié de cette idée, même s’il n’y avait jamais eu aucun docteur dans ma famille auparavant. J’ai suivi mes études à Genève. Elles m’ont déçu, car je n’aime pas beaucoup la théorie. Mais dès que je me suis retrouvé devant des patients, j’ai compris que c’était bien ce que je souhaitais faire.
Un jour, je suis parti  en Rhodésie, qui s’appelle aujourd’hui de Zimbabwe, pour rendre visite à un ami. Là, j’ai rencontré la guerre. J’étais chirurgien orthopédique, j’ai décidé de rester. J’ai travaillé un an là-bas. Puis je suis rentré au CICR (Comité International de la Croix-Rouge), toujours comme chirurgien de guerre. J’ai vécu dans l’urgence pendant plusieurs années, au Liban, au Pakistan, dans tous ces pays en conflit. J’ai ensuite été coordinateur médical, toujours pour le CICR. Je passais du champ opératoire à un champ d’action plus large! J’ai fait des études de médecine tropicale à Londres, puis je suis rentré en Suisse et j’ai fait ce que je pensais ne jamais faire un jour: m’installer comme médecin généraliste, en 1987.

- Face à des patients présentant des problèmes d’Occidentaux protégés des situations de guerre, n’avez-vous ressenti aucune exaspération?
Non… Cette question m’a un jour été posée par une amie alors que je rentrais du Cambodge, travaillant pour l’Ordre de Malte qui lutte contre la lèpre. Je m’étais occupé de lépreux qui vivaient au fond de la jungle cambodgienne. Heureusement, je n’ai jamais fait ce lien, cette comparaison. La souffrance appartient à chaque personne. La misère est parfois beaucoup plus grande ici, avec des personnes qui meurent seules pendant la canicule sans que personne ne le remarque. Là-bas, les lépreux souffrent et sont retirés de la communauté. Mais leurs familles leur rendent visite, leur apportent à manger.

- Vous expliquez dans votre livre que chaque maladie est liée aux événements que nous vivons.
Oui, tout provient d’une émotion mal vécue, ou du fait que nous ne sommes pas dans le moment présent. Cela provoque différentes symptômes, un déficit d’immunité. Lorsque l’on vit dans le présent, on élimine les tensions. Ne restent que celles liées à l’éducation. Nous savons que si nous sommes tristes, il faut pleurer pour évacuer cette peine. Mais l’éducation nous empêche souvent de nous autoriser à exprimer la colère, la tristesse, la joie…

- Vous estimez que nous avons tous en nous les outils pour revenir à la santé. Une personne en pleine dépression a-t-elle elle aussi cette force en elle?

Oui, mais elle va avoir le sentiment d’être culpabilisée parce que je leur dis qu’elles ont en main les clés pour se soigner. On me le reproche souvent. Je dis aux gens: « vous êtes responsables de votre mal-être, mais aussi de votre bien-être. Je n’ai pas le pouvoir de guérir, mais vous l’avez. »
Nous devons utiliser nos outils. Le passé et le futur existent. Et, si l’on est très intelligent, on utilisera le passé pour mieux construire le futur. Mais la clé de tout est de vivre dans le présent, en exprimant ses émotions.

- Vous n’infantilisez pas vos patients, au contraire, vous les responsabilisez, apportant une vision très personnelle de la pratique de la médecine. Comment êtes-vous perçu par vos collèges?
Je pense qu’ils ont pour moi une douce indifférence ou un doux mépris! Je n’en suis pas dérangé: je ne cherche pas à convaincre. La médecine traverse actuellement une grande crise car de plus en plus de gens n’y croient plus. On maintient les médecins dans une notion de pouvoir absolu. De nombreux thérapeutes font d’ailleurs la même chose: ils ont le pouvoir face à leurs patients qui sont des lilliputiens en face d’eux. Je ne suis pas d’accord avec cette façon de pratiquer la médecine. Pour moi, il s’agit d’accompagner les patients. Tout ce que j’ai appris, ce sont eux qui me l’ont enseigné. Ce terme d’accompagnement est essentiel pour moi.
Les gens sont prévenus de ce qui les attend quand ils viennent me voir. A mes yeux, il est très important d’avoir une approche globale de la personne. L’être humain n’est pas un estomac, un bras ou un coeur. C’est tout un ensemble, une multitude de composante. Je connais bien la médecine « mécanique », que j’ai pratiquée dans l’urgence, et que je pratique toujours lorsqu’il le faut. Mais je sais aujourd’hui qu’il y a toujours une raison à une maladie ou à un accident.

- Vous allez plus loin… vous dites que, selon vous, on peut guérir chaque maladie, y compris le cancer.
Oui. Je me souviens de l’une de mes patientes qui avait un cancer de la peau. Elle se guérissait de ce cancer, et, un jour, a décidé qu’elle en avait assez et qu’elle voulait s’arrêter. Il faut aussi respecter la personne lorsqu’elle prend cette décision. L’important est d’accompagner la personne pour qu’elle vive ou meurt en paix.
Lorsque les gens viennent me voir et me disent « j’ai un cancer » ou « j’ai des sinusites à répétition », je leur demande: « Pourquoi avez-vous cela? ».
Souvent, ils me répondent. Une personne qui a un cancer évoquera tel ou tel événement qu’elle a traversé. Un événement porteur d’émotion qui n’a pas pu être vécu correctement.

- Vous pensez réellement que quelqu’un de déjà très atteint peut guérir grâce à la pensée créatrice, en s’ancrant dans le présent, en exprimant ses émotions?
Oui, je le crois. On peut toujours revenir en arrière. Je sais qu’il y a des sceptiques qui me diront que je vends de l’espoir alors qu’il n’y en a plus. Cette phrase à elle seule est terrible. Il y a toujours de l’espoir.

- Vous estimez que l’aptitude à rebondir dans la vie est une démarche très différente de la résilience. Pourquoi?
La résilience est l’adaptation de certaines personnes à leur milieu. Tout le monde n’en fait pas preuve. C’est une façon de réagir par rapport à la société, elle fait appel aux faculté d’adaptation et à ce que la société peut offrir.
L’aptitude à rebondir est le phénomène inverse. Chaque personne peut y arriver, et c’est en elle qu’elle va trouver les moyens de le faire.

Propos recueillis par Martine Bernier

- « Rebondir! Une approche créative pour surmonter les obstacles », Docteur Daniel Dufour Les Editions de l’Homme
- Le docteur Dufour donnera une conférence au MEDNAT, à Lausanne, le samedi 27 mars 2010 à 13h30
- Site Internet:http://www.oge.biz/fr/index.php

La vie sans couches

Posté : 8 mars, 2010 @ 7:59 dans Education, Jouvence, Non classé | Pas de commentaires »

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Ce petit livre va sans doute surprendre…
Faire faire l’apprentissage de la propreté à un enfant de manière naturelle, sans utiliser de couches, tel est le credo de l’auteure, Sandrine Monrocher-Zaffarano, mère de trois enfants.
Elle explique dans cet ouvrage que l’enfant, dès sa naissance, est conscient de ses fonctions corporelles d’élimination, et peut, dès ses premiers jours de vie, apprendre à les gérer pour peu d’y être aidé.
Cet chemin, qui se fait « avec » le bébé est celui de l’hygiène naturelle.
Elle demande un état d’esprit, un regard particulier, une écoute différente de l’enfant, une attention soutenue, une communication entre l’enfant et ses parents.
L’auteure explique ce mode d’apprentissage, qui peut commencer entre deux semaines et 4 à 6 mois et prend fin vers 18 mois, explique-t-elle.
Une démarche qui ne manquera pas d’intéresser les jeunes parents…

Martine Bernier

« La vie sans couche. L’apprentissage naturel de la propreté. », Sandrine Monrocher-Zaffarano, Editions Jouvence, collection les Pratiques Jouvence.

Les incroyables vertus du bicarbonate de soude

Posté : 7 mars, 2010 @ 11:53 dans Jouvence, Non classé, Pratique | Pas de commentaires »

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Alessandra Moror Buronzo, psychologue et naturopathe, auteure et journaliste, se penche cette fois sur un produit quasi miracle: le bicarbonate de soude.
Vous pensiez que la précieuse poudre blanche ne servait qu’à faciliter la digestion?
Détrompez-vous…
Il sert autant à calmer vos aigreurs d’estomac qu’à désinfecter les vêtements, nettoyer la cuisine et la salle de bain, blanchir les dents, conserver des fleurs dans un vase, attendri la viande, parfumer votre animak de compagnie, polir l’argenterie, servir de fongicide pour les plantes etc…

Un livre complet est ici consacré aux bienfaits de cette substance, bon génie de la vie quotidienne.
La liste des trucs et astuces présentés est longue et donne bien envie d’être essayée…

Martine Bernier

« Les incroyables vertus du bicarbonade de soude. Usage interne, usage externe », Alessandra Moro Buronzo, collections les Maxi Pratiques, Editions Jouvence.

A la recherche du pain perdu

Posté : 6 mars, 2010 @ 10:33 dans Cuisine, Jouvence | Pas de commentaires »

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A l’époque où le pain était précieux aux yeux des consommateurs, et où personne ne jetait de nourriture, le pain perdu faisait partie de l’alimentation.
Cette place d’honneur, Alessandra Moro Buronzo la lui rend en consacrant un ouvrage rempli de recettes permettant d’utiliser notre pain rassis.
Ces recettes quittent largement les sentiers battus en proposant des plats salés ou sucrés, des petits-déjeuners, des plats principaux, des goûters et des desserts d’une variété étonnante.
Il y en a pour tous les goûts et pour… pas cher!

Martine Bernier

« A la recherche du pain perdu. Petites recettes de pain sec. » Alessandra Moro Buronzo, Editions Jouvence, collection « Les Maxi Pratiques ».

« Mémoires » d’Edward Kennedy

Posté : 4 mars, 2010 @ 12:01 dans Biographies, Non classé | Pas de commentaires »

Pendant cinq ans, le sénateur Edward Kennedy a travaillé sur la rédaction de ses mémoires.
Comme il l’écrit: “son décès ne cadrait pas avec ses plans”.
Pourtant, atteint d’une tumeur au cerveau, il est mort en 2009, année de la sortie de cette imposante biographie, très attendue.

L’histoire de la famille Kennedy, son destin tragique, me fascinent depuis toujours.
Ces assassinats, ces morts violentes, ces scandales… tant de douleur…

Edward était le cadet des neuf enfants Kennedy.
On l’appelait Teddy.
Difficile pour lui de trouver sa place, de faire ses preuves avec des frères héros de guerre ou héros politiques, tous dotés de caractères bien trempés.
Cette enfance hors normes, ses combats politiques, les drames qui ont jalonné sa vie, la mort de ses frères, de ses soeurs, de ses neveux, l’accident de Chapppaquiddick, les déchirures de sa vie privée…

Le sénateur Kennedy n’a rien mis de côté dans ce livre courageux.
Sans jamais sombrer dans l’apitoiement, il a raconté ce qu’il a ressenti, pudiquement, presque parfois avec froideur.
Face à certaines choses qu’il a faites, à certaines fautes qu’il a commises, il a eu le courage d’écrire nettement qu’il a mal agi, qu’il s’en est voulu.

Cette biographie de plus de 600 pages est un document.
Précieuse par la somme de renseignements qu’elle contient, mais aussi parce qu’elle est le témoignage du dernier membre des neuf frères et soeurs de cette génération de Kennedy.

Martine Bernier

“Mémoires”, Edward M. Kennedy, Albin Michel

Buddy Longway: L’Intégrale sort!!!

Posté : 2 mars, 2010 @ 12:01 dans BD | Pas de commentaires »

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Buddy Longway est LE personnage de BD qui se rapproche le plus du mythique Jeremiah Johnson, qui a valu à Robert Redford l’un des plus beaux rôles de sa carrière.
Né de la plume et des crayons de Derib, Buddy est un trappeur, un personnage à la fois fort et sensible, vivant dans une vallée de montagne avec son épouse indienne, Chinook.

Apparu pour la première fois dans les années 1970, dans le journal « Tintin », il est l’une des plus belles réussites de Derib, permettant aux lecteurs d’entrer dans un monde de liberté et de valeurs profondes.
Pour avoir la chance de compter Derib parmi mes amis, je peux dire que ce personnage si humain est sans doute celui qui lui ressemble le plus.
Le fait qu’il plaise autant au public n’est donc pas innocent: Buddy dépasse le cadre de la bande dessinée.
Les messages qu’il véhicule sont puissants et tendres.
Au fil des années, le personnage a mûri, pris de l’âge et quelques rides, a vécu des aventures familiales et des aventures de vie palpitantes.

L’intégrale de Buddy Longway, qui sort actuellement au Lombard en cinq tomes,Martine Bernier

Buddy Longway, Intégrale 1, Chinook pour la Vie, La Collection Blanche, Le Lombard.

 

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