Livre… ou vers

le blog d’une journaliste, consacré à la lecture et aux auteurs.

Archive pour la catégorie 'BD'

André-Paul Duchâteau: Le gentleman du polar

Posté : 17 juin, 2011 @ 3:54 dans BD, Interviews | Pas de commentaires »

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Dans les mondes de la bande dessinée et de la littérature policière, l’écrivain belge André-Paul Duchateau est une star.
Scénariste du célèbre « Ric Hochet » créé avec le dessinateur Tibet, il a vécu avec ce dernier une histoire d’amitié qui a duré 56 ans. Roi du suspens, prince de l’énigme… rencontre avec un être humain délicieux.

- Quel genre de petit garçon étiez-vous?
Je suis né à Tournai, en Belgique, et dès le départ, j’ai été passionné par les aventures de Tintin. Je me suis très vite promis d’écrire. Mon père, général dans l’aviation, adorait lire les histoires policières pour se détendre. Grâce à lui, à 6 ou 7 ans, je dévorais déjà Agatha Christie. J’ai toujours été un grand amateur d’énigmes, de problèmes policiers. Puis je suis devenu un immense lecteur… de tout! Et le plaisir du lecteur est devenu le plaisir de l’écrivain. Je suis avant tout un grand amateur d’énigmes. J’adore mettre les lecteurs sur de fausses pistes!

- Le grand public vous connait avant tout comme étant le scénariste du célèbre héros de BD « Ric Hochet ». Comment avez-vous rencontré Tibet, son dessinateur?
J’étais directeur commercial dans une grande imprimerie qui imprimait beaucoup de journaux. Tibet avait été engagé comme « petite main » par les deux dessinateurs de la maison. Nous avons sympathisé et sommes devenus très amis avant d’être collaborateurs. Le soir, après 17 heures, je le rejoignais dans son bureau et nous jouions. Nous discutions pendant des heures en jouant au ping-pong. D’abord debout, puis, comme nous devenions plus fatigués au fil de la partie, nous la continuions plutôt mollement, depuis une banquette! C’est comme cela que tout est né…

- Naissance d’une amitié… et de Ric Hochet! Lequel de vous deux en a eu l’idée?
Lui. Il aimait beaucoup un personnage de BD, Valhardi, détective assureur, et m’a proposé de créer un détective dans le même genre. Je n’ai accepté le nom de Ric Hochet qu’avec réticence. Je trouvais que cela ne faisait pas très sérieux. Ric ne vieillissait pas. Il y a eu beaucoup d’anecdotes, au fil du temps. Je disais à Tibet que je ne comprenais pas comment le personnage pouvait conserver ce fameux veston à mouchetures alors qu’il passait son temps, en se battant, à le salir, le déchirer. Un jour, dans un album, Tibet a glissé un gag. Après s’être bagarré et avoir encore abîmé sa veste, Ric rentre chez lui, ouvre son placard et… on y voit une quinzaine de vestons identiques! Tibet s’amusait beaucoup de ce genre de détails. Quand il me téléphonait, je grognais souvent. Pour un scénariste, parler au téléphone équivaut à ne pas travailler. Pour lui, c’était différent. Pendant qu’il parlait, je l’entendais crayonner! Il faisait les mouchetures des vestons de Ric, dessinait, alors que je ne pouvais rien faire d’autres que de parler. Cela m’agaçait

- Comment naît une histoire de Ric Hochet? Vous savez dès le départ qui sera le coupable?
J’ai souvent dit que, dans un roman, je ne sais pas ou je vais, je change de coupable en cours de route. Mais c’est parfois dangereux dans les scénarios! Autant dans un roman, vous faites ce que vous voulez, autant, en bande dessinée, le synopsis doit être très précis. Et cela nous a apporté des ennuis. Dans la série « Les aventures des trois A », que nous avions créée ensemble, j’ai changé de coupable, mais je ne l’ai pas dit à Tibet suffisamment tôt. Dans un premier temps, le personnage en question était long et grand. Au fil de l’histoire, qui paraissait chaque semaine dans Tintin, j’ai changé d’avis et j’ai choisi un autre homme, gros et large. Or, les pages devaient partir à l’imprimerie et Tibet avait déjà dessiné… Nous nous en sommes sortis, mais ça a été complexe!
En principe, je pars souvent d’une idée de base et les personnages viennent par la suite. Pour Ric Hochet, je suis peu à peu parti dans des histoires complètement fantastiques.

- J’ai le souvenir d’un album au cours duquel l’un des personnages voyait ses cheveux blanchir totalement en une seule nuit. C’était une création ou un fait réel?
C’était un cas exact. Je suis parti sur un fait réel qui m’a été raconté. Celui d’un homme vivant en Arabie, qui a assisté a tellement d’horreurs que ses cheveux sont devenus blancs en quelques heures…

- Le temps a passé. Tibet nous a quitté voici un peu plus d’un an…
Oui. Après 56 ans de travail commun et d’amitié. Ca a été une immense douleur pour sa femme et pour moi. Mais il est mort de manière miséricordieuse. Il regardait un spectacle comique à la télévision, s’est levé pour ouvrir une fenêtre, et s’est affaissé. Sans douleur… Il était mon cadet de six ans. Ca a été tragique… Il me manque terriblement, à tous les niveaux…

- Peu après sa mort est sorti le fameux album numéro 78, ultime aventure de Ric Hochet dessinée par Tibet, mais qu’il n’a pu terminer.

Nous avons beaucoup réfléchi, avec son épouse, et nous avons décidé de le sortir, pour lui, même si la plupart des dessins n’en étaient encore qu’à l’état d’ébauche.

- A la fin de la préface que vous lui consacrez, vous dites que Tibet aurait souhaité que Ric ne meurt pas et qu’il y aura d’autres albums.
Nous essayons, nous testons… mais la décision est prise: nous serons d’une exigence énorme. Si un album 79 doit sortir, il devra être parfait. L’épouse de Tibet et moi-même aurions voulu arrêter. C’est lui qui ne le voulait pas. Nous craignons une désillusion. Nous verrons. En attendant, les albums de l’intégral sortent et marchent très bien.

- Vous êtes non seulement scénariste, mais également un écrivain reconnu, sous plusieurs pseudonymes.
Après Ric Hochet, nous avons créé la BD « Les Trois A ». L’éditeur a estimé qu’il était plus judicieux de prendre un pseudonyme. J’ai énormément écrit: c’est une démangeaison extraordinaire, un immense plaisir. J’ai notamment signé beaucoup de romans pour l’illustré belge « Bonne Soirée ». En core aujourd’hui, j’écris toujours à la plume et je fais retaper mes textes. J’aime ce contact avec le papier, le bruit de la plume… Pour le moment, j’ai un livre historique prêt à sortir si je trouve un éditeur.

- Une biographie?
Oui, l’histoire d’un homme qui a défrayé la chronique en Belgique, en son temps. Il était à la fois commissaire et chef de bande!

- Vous avez aussi notamment consacré un ouvrage à Stanislas André Steeman, maître du suspens. L’avez-vous rencontré?
J’ai eu la chance de le connaître, oui. Tout le monde se souvient de « L’assassin habite au 21″, porté à l’écran. Il m’a toujours encouragé, m’a poussé en me donnant de bons conseils. Je lui dois beaucoup. Il ne me corrigeait pas mais relisait avec moi. Dans l’un de mes livres, le personnage rentrait dans une chambre, respirait un parfum et trouvait quelques vers. En lisant ce passage, S.-A. Steeman m’a dit: « Tu dois aller au fond des choses. Il faut que l’on puisse lire ces vers. »
Le problème c’est que je ne suis absolument pas doué pour la poésie. J’ai composé une multitude de vers que je lui ai envoyés. Il ne les trouvait pas bons.Il me disait: « Vos vers, mon ami, sont des vers de mirlitons. Et encore, de mirliton qui jouerait faux! ».
En désespoir de cause, j’en ai écrit un énorme paquet et je les lui ai envoyé. Trois lignes ont trouvé grâce à ses yeux, que j’ai pu publier: « L’éclat de tes bas noirs
Dans l’ombre de ta jupe
Je n’espère plus d’autres soirs… »

- Ecrivez-vous toujours, aujourd’hui?
Je suis toujours aussi passionné par les mystères. Mes énigmes paraissent une fois par semaine dans le magazine « Télé 7 Jeux ».
Tibet me manque, je vous l’ai dit… Nous avions peur de lasser nos lecteurs, mais nous avions faim de continuer. Pendant qu’il dessinait, j’inventais l’histoire suivante, et ainsi de suite. En dehors de son absence cruelle, rien n’a changé depuis mes 15 ans. J’en ai 86 et j’écris toujours! Il y a chez moi un désir d’écrire qui ne s’éteindra pas, je crois!

Martine Bernier
- « L’écrivain habite au 21″, P.-A Duchâteau et Stéphane Steeman, Ed. Quorum.
- L’intégrale de Rich Hochet ressort aux Editions du Lombard

Reconquêtes: La horde des vivants

Posté : 17 juin, 2011 @ 3:53 dans BD | Pas de commentaires »

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Entre contexte historique et monde fantastique, la BD de Sylvain Runberg et François Miville-Deschênes est inclassable.
Le récit débute lors de la conquête, par les Hittites, de la ville d’Urar, fief des souverains Marak, Kymris et Simissée.
Le début d’une guerre terrible et sanglante…
Il ne fallait pas provoquer l’ire de ces monarques: elle a mis en route la Horde des Vivants, née de l’alliance entre les trois peuples scythes.
Ces guerriers nomades sont nés pour tuer Et ne sera arrêté que par une hydre à trois têtes, dit la prédiction de l’oracle Mestor.
Le dessinateur donne une dimension très dure à cette fresque barbare, nous plongeant dans une époque, une culture oubliée.
L’intrigue est complexe, bien rythmée, plaisante à découvrir.

Martine Bernier

« Reconquêtes », tome 1: La horde des vivants, S. Runberg et F. Mivil

L’Affaire des Affaires: Clearstream, tome 3 Manipulation

Posté : 10 juin, 2011 @ 9:21 dans BD | Pas de commentaires »

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C’est plus qu’une bande dessinée: c’est une recherche, une enquête, une bio, une investigation au coeur d’une enquête d’actualité, Cleaestream.

Le tome 3 de ce livre haletant, présenté en noir et blanc, met en présence les acteurs de l’affaire et dénoue quelques rouages nous permettant de comprendre sa complexité.
Des dénonciations calomnieuses, des corbeaux, un secret défense, des perquisitions, des auditions de journalistes, d’hommes politiques, de militaires, la présence d’un vendeur d’armes et d’un futur président de la République, de son rival, le tout sur fond de services secrets…

C’est une histoire assez laide, qui a pourtant passionné et qui passionne toujours.
L’histoire de tout un pan de notre société, brillamment mis en dessins par Denis Robert et Laurent Astier.

Martine Bernier

L’affaire des affaires
Clearstram, tome 3: Manipulation
Denis Robert et Laurent Astier
Dargaud

L’élève Ducobu: Silence, on copie! Un album et un film!

Posté : 7 juin, 2011 @ 9:33 dans BD | 1 commentaire »

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L’élève Ducobu, décidément incorrigible, revient dans un album consacré à son sport favori: la copie!
Les gags sont toujours aussi drôles, et l’imagination du potache semble inaltérable.
Mais la sortie de ce livre n’est pas la seule actualité de ce cher Ducobu puisqu’il sera désormais à l’affiche, au cinéma, dès le 22 juin 2011, dans le film « L’élève Ducobu ».
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Le jeune Vincent Claude incarnera le cancre parmi les cancres, tandis qu’Elie Semoun interprétera le rôle de M. Latouche, méritant professeur de cet élève hors norme, à la fois attachant et désespérant!

Martine Bernier

« L’élève Ducobu: Silence, on copie », de Godi et Zidrou, Ed. Le Lombard.

Au cinéma dès le 22 juin 2011: « L’élève Ducobu ».

L’amour de Lagaffe

Posté : 7 juin, 2011 @ 9:15 dans BD | Pas de commentaires »

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Les amoureux de Gaston Lagaffe découvriront avec plaisir cet album réunissant les meilleures planches de l’idylle unissant leur héros au pull à col roulé et la pétillante Mademoiselle Jeanne.
Entre Gaston et la rousse flamboyante, tout n’était pourtant pas gagné d’avance.
Deux grands timides, un jeune homme un peu godiche… de quoi en décourager plus d’une.
Mademoiselle Jeanne a tenu bon!
Au fil du temps, elle a pris de l’assurance, a su se mettre en valeur et a fini par devenir l’âme soeur de Lagaffe.

Pour cet album, une sélection chronologique des meilleurs gags assortis de quelques inédits, a été effectuée.
Les planches ont ensuite été entièrement recolorisées par Fred Jannin, suivant les indications laissées par André Franquin.
Cerise sur le gâteau, Gil Dal a agrémenté le tout d’anecdotes amusants ou poétiques sur l’amour.
Le tout est une douceur à déguster sans modération!

Sachez encore que, depuis 2009, Gaston est la mascotte de l’UNEP (Programme des Nations-Unies pour l’Environnement).
Le nouveau site Internet officiel de Gaston Lagaffe, www.gastonlagaffe.com a été entièrement relooké, propose un contenu multimédia et interactif et est mis à jour régulièrement.
Avec plus de 300 produits sous licence, Gaston est un des plus gros succès en matière de licence depuis plus de 20 ans.
Cartes postales, t-shirts, cahier, vêtements, objets de décoration: Lagaffe reste une valeur sûre.
La preuve: plus de 28 000 membres fréquentent sa page facebook!
Enfin, vous pouvez le retrouver sur le petit écran puisque, depuis décembre 2009, France 3 diffuse l’animation Gaston Lagaffe, une série de sept minutes où chaque épisode comporte 3 gags.

Martine Bernier

« L’amour de Lagaffe », Franquin, Marsu Productions

Buddy Longway « Ensemble à jamais »

Posté : 1 juin, 2011 @ 8:24 dans BD | Pas de commentaires »

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L’épilogue de Buddy Longway dont les aventures sont réunies dans un somptueux intégral, vient de paraître aux éditions du Lombard.
Et je vais vous confier un secret…
Derib, dessinateur et créateur de cette magnifique saga est l’un de mes amis.
Il connaît ma tendresse pour « Jérémiah Johnson » le célèbre trappeur interprété par Robert Redford à l’écran.
Il aimait le personnage autant que moi puisqu’il s’en est inspiré pour créer Buddy.
Tout au long des albums, j’ai suivi l’existence de son héros, son amour pour une jeune indienne, la naissance de leurs enfants, leur vie…
Un jour, il m’a dit qu’il allait apporter une fin logique à la série.
Comme son épouse, je ne pouvais supporter l’idée qu’il tue Buddy.
Il riait en disant qu’il allait réfléchir.
Et est sorti le dernier tome « Ensemble à jamais ».
Il a tenu sa promesse: on n’y voit pas vraiment mourir Buddy.
Cette très belle BD a une place particulière dans ma bibliothèque, pour tout ce qu’elle représente pour moi.
L’amitié que j’ai pour son auteur, l’attachement que j’ai pour ses héros, et les valeurs que défend Derib, ce formidable bonhomme.

Martine Bernier

Buddy Longway l’intégrale, cinquième volume: « Ensemble à jamais », Derib, Le Lombard

On va te faire ta fête, Maman!

Posté : 31 mai, 2011 @ 4:25 dans BD | Pas de commentaires »

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Voilà une BD qui me ravit (comme la plupart de celles signées Florence Cestac, d’ailleurs) et qui risque de faire grincer quelques dents.
Avec sa complice Nadège Beauvois, Florence Cestac, donc, a revisité le mythe de « être mère, quelle merveille ».
Avec un humour dévastateur, elle tord le cou, en cent dessins, à toutes ces phrases que chaque future ou jeune maman s’entend seriner à longueur de journée.
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C’est drôle, parfois dérangeant, décapant, caustique: à lire!!!

Martine Bernier

« On va te faire ta fête, Maman! », Nadège Beauvois, Florence Cestac, Dargaud.

La commedia des ratés

Posté : 10 mars, 2011 @ 2:41 dans BD | Pas de commentaires »

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Excellent… c’est le mot qui vient à l’esprit lorsque l’on referme cet album.
Excellent tant par l’histoire, tirée du roman du même titre de Tonino Benacquista, que par la qualité des dessins qui campent magnifiquement l’ambiance de l’intrigue.
Le roman original avait reçu le Grand Prix de Littérature Policière en 1992.
Il raconte l’histoire de deux Italiens déracinés, installés en France.
L’un, Antonio, rejette ses racines, l’autre, Dario, rejette son pays d’adoption.
Et puis, un jour, Dario est retrouvé mort, une balle dans la tête.
Comble de malchance pour Antonio: il lui a légué une vigne qu’il venait de racheter dans le sud de l’Italie, dans le village dont sont originaires leurs parents à tous les deux.
Un bout de terre qui n’a jamais produit qu’un mauvais vin.
Mais depuis la mort de Dario, les événements se précipite.
Antonio est lui aussi victime d’une tentative d’assassinat.
Il n’a pas d’autre choix de retourner en Italie pour comprendre le secret de cette terre..

Un suspens passionnant pour ce premier tome.
On attend le suivant!!

Martine Bernier

« La commedia des ratés » première partie, Olivier Berlion, Dargaud.

Le crochet à nuages

Posté : 9 mars, 2011 @ 9:57 dans BD | Pas de commentaires »

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Cette jolie BD publiées par GEO, une « collection de bande dessinées d’aventures pour découvrir le monde », entraîne ses jeunes lecteurs au coeur du Pays Dogon, en Afrique.
Une sécheresse tenace y sévit malgré tous les efforts des sorciers et des villageois prêts à tout pour faire revenir la pluie.
Constatant le peu de réussite obtenu avec les offrandes et les rituels, deux jeunes garçons du village, Amakala et Iéména, décident de partir à la recherche de la pluie, en s’équipant d’un objet mythique: le crochet à nuages.
Une belle histoire, des dessins vifs et tendres pour une BD à conseiller autant aux enfants qu’aux adultes.

Martine Bernier

« Le crochet à nuages », Béka et Marko, Ed. Geo, chez Dargaud.

Cité d’la Balle

Posté : 8 mars, 2011 @ 11:33 dans BD | Pas de commentaires »

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faut bien le reconnaître, en ouvrant l’album « ‘Cité d’la Balle » de Relom, le lecteur est d’abord un peu perdu.
Une bande de petits voyous envoyant des cailloux à un policier dans une cité, ce n’est pas forcément alléchant.
Mais il ne faut pas deux pages pour découvrir des personnages attachants, des dessins dépaysants et une histoire souvent hilarante.
Les loubards en question se retrouvent expédiés à la campagne, histoire d’être repris en main et mis en contact avec une vie différente de celle de leur banlieue.
La démarche est peu appréciée par des cinq copains dont les mésaventures vont s’enchaîner.
Vous n’aurez aucun mal à vous attacher à Mouss, Titi, Toufik, Vlad et Dijou, tout comme au ton politiquement incorrect et très drôle de leur créateur!

Martine Bernier

« Cité d’la Balle », Relom, Le Lombard.

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